Et oui chers amis, les mots que vous allez voir plus bas relatent les derniers moments de l’epopee Louxor express. Mais on vous rassure on a pas eu le temps d’etre tristes tellement on a fait des truc bien. Ouais Ouais.

Nous vous avions laisse a Dahab, petit paradis pour routards au bord de la mer rouge. Alors autant etre franc, si globalement nous avons beaucoup bouge ces derniers deux mois, la c’etait plutot farniente pendant une semaine. Il faut dire que le cadre s’y prete : mer turquoise, coraux multicolores, du poisson partout. Ce n’est pas pour rien si l’endroit est connu des plongeurs du monde entier. D’autant  que la ville est bien plus petite et tranquille que sa voisine Sharm el sheikh ( ou le prix de la merguez est multiplie par 10). Au programme donc : plongee tous les jours pour Steph ( qui avait deja un petit niveau et encore un peu de sous), snorkelling ( = masque et tuba en language branche ) pour les autres avec un petit bapteme  de plongee quand meme. Au bout de deux jours la petite troupe s’est meme agrandie avec l’arrivee d’une ravissante expatriee russe qui a eu la bonne idee de passer ses vacances avec son homme. C’est donc a 4 + Elise ( l’expatriee russe en question)  que que les Louxor-express ont bronze, mange du poisson grille sur la plage et battu les records de chaleur ( 49 degres s’il vous plait, a cette temperature se gratter le nez devient l’equivalent de porter un sac de sable en haut de la butte Montmartre ).


Apres ces doux jours de repos, il etait temps pour nous ( et nos portefeuilles ) de bouger de nouveau,direction Alexandrie. Si vous attendez le moindre jeu de mot avec la chanson de Claude Francois, passez votre chemin, ceci est un blog serieux, nom de dieu. Alexandrie donc, son charmant front de mer, sa nouvelle bibliotheque ( monumentale !! ), mais aussi les mariages de rue dans lesquels nous nous laissons embarquer avec plaisir ( pour manger gratos evidemment ).

Apres Alexandrie, il etait temps de descendre dans l’arene. A ma gauche, 5 jeunes voyageur, armes du guide du routard Egypte edition 2008 et d’un opinel mal aiguise. A ma droite,un monstre metropolitain, la plus grande cite du continent Africain : j’ai nomme la ville du Caire et ses 20 millions d’habitants. Pour affronter une ville comme ca, autant etre en forme les cocos. Malgre notre experience du marchandage et des entourloupes, nous avons du rester aux aguets en permanence pour eviter de nous faire avoir. Bien sur, on arrive au summum de l’embrouille quand on va voir les pyramides. Le taxi qui nous descend au mauvais endroit pour que son pote Jean-Kader nous fasse monter sur ses chameaux, les flics qui demandent un bakchich parce qu’il nous ont dit bonjour. Les chameliers et les vendeurs d’eau qui nous harcelent et pour finir en beaute le taxi du retour et son compteur trafique. Mais ne vous inquietez pas, Louxor-express ne se laisse pas avoir comme ca, hin hin.

Apres les pyramides nous ne pouvons pas nous arreter en si bon chemin et nous enchainons avec la balade en felouque sur le nil, la balade dans le parc botanique, le souk bonde ou encore la visite du musee egyptien. Un programme charge concocte grace aux conseils de notre ami Manu, qui nous a heberge au Caire dans sa coloc de frenchies.

Au final, malgre les site touristiques, l’impression d’avoir vecu l’Egypte de l’interieur, d’autant plus que nous avons vecu le debut du ramadan, periode importante s’il en est pour cette population tres croyante .Peut etre trop au gout d’Anouk et d’Elise, qui avaient droit a des regards de travers a la moindre epaule denudee.

Apres Le Caire la derniere etape du voyage s’appelle Louxor ( tiens comme c’est bizarre ). Un petit saut de puce en train (12 heure a se tortiller dans tous les sens entre les fesses de Fred et les genoux d’Anouk pour reussir a dormir ) et Hop, Louxor-express est a Louxor. Il est temps pour nous de faire le plein d’epices, d’odeur de viande avariee et d’urine de chat avant de retrouver notre bonne vieille France aseptisee. Pour l’occasion nous nous baignons meme dans le Nil histoire de ramener quelques traces de ce limon des dieux en terre chretienne.

Je touche du doigt une dernier fois ce clavier aux touches crasseuses, j’hume cet air de poussiere, cette chaleur seche, ces embrunts du nil. Ca sent bientot l’aeroport, son Duty free aux neons trops blancs. Ses hauts-parleurs qui nous crachent un anglais mal articule. Esperons que le reveil ne soit pas trop dur.

 

Merci a tous du fond du coeur pour vos messages, votre lecture, en esperant vous avoir partage quelques sensations du voyage. Et pour les voyageurs en herbe un article a venir pour vous donner quelques conseils sur les pays que nous avons traverses.

et merde, on sait toujours pas comment on dit au revoir en arabe.

Bon j’improvise

Alwa-rasalam ( c’est credible non ? )