Rrrron..... pchhhhh

Rrrron..... pchhhhh

Rrrron..... pchhhhh

tulut tulut tulut tulut.

Hein, quoi ? Quoi ? QUOIIII ??? On a pas fait le blog depuis 15 jours !!!! Meeeerde, cest la meeerde. Putain Benji, court au premier cyber et va ecrire n’importe quoi pour faire diversion, viiiite. Il vont arreter de lire sinon.

Bonjour a toutes et a tous, fideles parmi les fideles, et bienvenue sur notre desormais vieux blog. Desole d’avance pour les imprecisions qui ponctureons ces lignes, malheureusement les evenements commencent deja a dater. Et oui, au moment ou mes petits doigts frolent le clavier, nous sommes deja en Egypte, he he. Mais on va faire comme-ci et reprendre les choses dans l’ordre.

Nous nous sommes donc quittes a Damas. Nous sommes restes quelques jours de plus dans la capitale syrienne, dont nous avons bien su profiter. Toujours accompagne de notre pote Feras puis rejoins par David, un copain d’Anouk qui etait dans la region au meme moment. La petite equipe s’est mise en route pour le monastere de Marmoussa, histoire de sortir du traffic et de la foule gluante. Accroche dans la montagne, le monastere se veut un lieu de quietude et de meditation, ouvert a tous, ou le logis est gratuit ainsi que les repas. L’Hospitalite est en effet le ciment de la communaute orthodoxe qui a renove ce vieux monastere. Bref un lieu paisible et isole, d’autant plus qu’il faut gravir plusieurs centaines de marches pour y acceder, ceci au milieu du desert bien evidemment. Vous imaginez donc que c’est le dernier endroit ou l’on souhaiterait tomber malade. Rhoo, et tiens pardi, qui qu’a eu des calculs renaux qui font tres mal au bidou. Benji bien sur. Le pauvre bougre ( j’aime parler de moi a la troisieme personne) s’est tordu de douleur sur le route de l’hopital, accompagne par Steph la gentille infimiere coquine. Plus de peur que de mal au final mais une bonne frayeur et une bonne session de metaphysique sur le pourquoi de la mort pour Benji. Rentree precipitee sur Damas pour les deux compagnons qui seront rejoins par le reste de la troupe restee au monastere, ou ils ont pu faire la connaissance de plusieurs routards, americains, espagnols francais et autres. Routards que nous avons retrouve a Damas notamment lors d’une soiree memorable : le concert de Gorillaz dans la citadelle de Damas, rien que ca...

Apres le concert, depart pour la Jordanie pour les quatre membres de la team, qui ont laisse David poursuivre sa route et Feras poursuivre son sechage du service militaire.

2h de route annoncees jusqu’a Amman, qui se transforment comme a l’habitude en 6h de bagnole. Une petite nuitee dans la capitale du royaume et direction la mer morte. Et oui pas de temps a perdre, les jours sont comptes pour arriver en Egypte. Au grand bonheur de Fred nous avons donc fait nos eco-touristes en visitant le musee de la mer morte qui retrace de facon evidente les enchevetrements eco-systemiques dont le processus de pereclitation hydrique de la mer morte est issu. Prout.

Apres la theorie, place a la pratique Patrick ! En un coup de dromadaire nous arrivons au bord de la fameuse mer morte. Comme tous les touristes nous avons flotte comme des bouees dans une eau quasi bouillante, aussi chaude que celle de la mer d’Oku d’apres les specialistes. Bon, Louxor-express reste Louxor-express et nous nous sommes baignes gratos  a 5 m de la plage payante, economisant ainsi 40 euros, gniark gniark. Apres la mer morte, direction Petra, et ouai les gars on coche coche, on fait du bon gros touriste. Sur la route de Petra un petit camping urbain se finira au poste de police, devant lequel nous finirons par camper, sur ordre du sergent major Mouloud.

Arrives a Petra nous avons encore ruse et sommes rentres gratis sur le site archeologique economisant 30 euros par personne ! Non je deconne, on a paye et bien paye pour pouvoir rentrer dans l’une des merveilles du monde moderne. Bon la, il faut voir les photos parce que vous allez vous ennuyer si je fait Whaaa et Ohhhh. Mais c’etait bien. Mais touristique a mort bien evidemment.

 

 

 

 

 

 

 

Apres Petra nous tracons vers le sud de la Jordanie, pays ou nous ne serons pas restes longtemps mais sans regrets, puisque nous avions deliberement fait le choix de compresser cette partie du voyage ( bien qu’assez proche de la Syrie les prix en Jordanie y sont doubles... ). Sans le savoir nous ferons notre dernier trajet en stop, mais pas n’importe ou : sur un camion de parpaings allant au chantier, oui mossieur ! A Aqaba nous nous lancons dans la traversee de la mort : comprendre, le ferry entre la Jordanie et l’Egypte. Pour ceux qui veulent les emotions du voyage et qui n’ont qu’un jour de vacances, venez prendre ce bateau, sensations garanties. Deja, il fait 45 degres. Ensuite il faut connaitre l’heure du depart. Apres avoir fait une analyse statistique des 120 reponses differents donnees, nous concluons que le bateau partira entre minuit et 1h du matin. Nous attendons donc sagement un signal avec les 4000 autres hommes, femmes, enfants, voitures, chameaux ,elephants d’Asie et d’Afrique, loutres du bengale et electeurs de droite. Puis soudain, un mouvement de foule, un bus arrive, un bus de 50 places evidemment, par chance il se gare devant nous, nous montons donc tranquillement avant que tous les monde se mettent a courir, la foule pousse , s’en va ailleurs, revient, fait rouler les baluchons geants, crie, pleure. Big bam ploum, Ok on est dans le bateau. Il fait chaud chocolat. Comme pour le reste on ne nous dit ni quoi ni merde. Il y a des cabines mais elles sont fermees, on decide donc de squatter un petit carre de moquette isole pour nous assoupir. Sauf que voila, un carre de moquette isole, dans cette region la, ca s’appelle une mosquee. Les peureux (ou les moins faignants...) decampent ( Anouk et Steph ) et les hommes, les vrais (Fred et Benji ) bravent la religion. Et chaussures au pied pour Fred s’il vous plait. Vide au debut, le carre de moquette se retrouve assiege a 4h du matin, heure de la priere du vendredi. La le subterfuge est decouvert, Frederic ne se souvenant plus de son Pater Noster et confondant le rituel islamique avec la choregraphie de YMCA. Par la suite nous trouverons divers endroit pour nous allonger assis : Sur le pont, dans les escaliers... Tout le monde semble faire comme nous et le bateau ressemble a un navire de refugies. Entre le temps d’attente au depart, le temps d’attente a l’arrivee, le temps pour se retrouver, le temps d’attente au toilettes, les visas au port, nous aurons mis quasimment 10 heures  entre Aqaba et Dahab, notre destination.

 

Et alors la Dahab les amis, c’est... c’est... c’est le prochain article.

A bientot pour de nouvelles aventures et comme dirait Georges Pernoud, bon vent !