Allez, on essaye de fair monter un peu l’audience du blog. Bon je sais pas si c’est le meilleur moyen... Pour vrai il n’est question plus bas que de voyage ( quoi, encore, pfff ) cette fois-ci en Anatolie centrale et plus precisemment en Cappadoce.

En effet, pour Steph et Benji il etait temps de s’eloigner d’Istanbul pour rejoindre la campagne. Pour parcourir la distance separant les deux regions, rien de mieux qu’un bon vieux routier ( le premier de l’aventure pour cette equipe) qui nous faire un saut de puce de plus de 1000 kilometres en une journee, pause demi-finale et casse-croute offert compris...

Nous voila donc aux portes de la Cappadoce, region touristique par excellence. Ici l’avantage c’est que la plupart des merveilles sont gratuites : il s’agit de l’ensemble du paysage. En effet comme tout le monde le sait, la Cappadoce est connue dans le monde entier pour ses habitations troglodytes, ses cheminees de fees, ses vallees aux formes extraterrestres, tout ca permis par la nature geologique de la region, qui est liee a l’histoire volcanique ( donc roches friables, formes bizarres sculptees par l’erosion toussa toussa ). On s’en met donc plein les yeux a l’arriere des divers vehicules qui nous prennent en stop (avec un grand D a divers ).

Bon par contre dans les villages les plus importants on sent bien le cote touristique. Agences de voyages a la pelle, veritables tapis en peau de chevre brodes a la main ( comprendre = merdasse en synthethique brodes a Shenzen, Republique Populaire de Chine ) et tutti quanti. Bon autant vous le dire, c’est pas vraiment notre turc, pardon notre truc. Du coup on essaye de se perdre un peu. 30 min de minibus et c’est chose faite. Ouiiii un vrai village. Avec des vrais gens. Une mosquee et un bar en guise de seuls commerces. Une "riviere" ( comprendre = tout a l’egout irriguant les cultures servant a produire du mais mange par les habitants qui vont au toilettes dont le contenu est jete dans ledit tout a l’egout; le mouvement perpetuel en somme... ). Petite nuit dans un champ, match de foot sans biere ( oui, le voyage change les hommes ).

Le lendemain, en route pour la cite souterraine de Derinkuyu. Et c’est la que survient le Hic.

Le chapitre suivant est consacre au "Hic", si vous etes presses, vous pouvez sauter ce paragraphe.Pris dans un camion de mais, Steph et Benji s’ebrouent gaiement lorsque Benjamin se rend compte qu’il a oublie son portable dans le village qu’ils viennent de quitter. Pas de probleme pensent-ils, nous n’avons fait que 20 Km, ha ha ha, easy.    3 heures plus tard    . Toujours pas de voiture en sens inverse. Il va falloir faire un gros detour pour retrouver des voies plus frequentees.    4 heures plus tard    . Tiens on est toujours pas arrive. Tiens, il fait nuit. Bon, allons camper dans le petit bois bordant l’ecole. Une nuit plus tard. Ouaiiiii, on a retrouve le telephone.





En route donc pour la cite souterraine de Derinkuyu. Sur la route nous sommes pris par des Turcs parlant Allemand et vivant en suede. Grooos avantage au niveau de la communication. Sur le bord de la route, ca sent le pain frais. Il n’en faut pas plus a notre couple de germano-turcs pour s’arreter, puis trouver d’ou vient l’odeur. Bingo, on trouve le four ou s’affairent une dizaine de femmes. Et toc on nous offre trois enormes galettes de pain. Et re-toc, papi nous invite a boire le the. Et re-re-toc, Mamie nous fait la danse du ventre en porte jarretelles sous sa djelaba. Non, je deconne pour la derniere etape, les turcs sont accueillants mais quand meme.
On arrive (enfin) a Derinkuyu, ville souterraine impressionante ( les photos sont parlantes).
Ensuite nous nous dirigeons vers la valle d’Ilhara. Petit camping avant d’entrer dans le canyon ( qui est payant soit dit en passant). Rien a signaler si ce n’est que Benji se fera piquer son Laguiole ( offert par papa !!! ) par deux jeunes bergers. Le temps que l’on comprenne la manoeuvre, les deux mecreants sont deja loin. Heureusement, le chapardeur n’est pas tres fute et revient dans le coin le lendemain matin accompagnant son pere pour faire boire le troupeau. Benji, seul a ce moment la ( Steph etant parti chercher du lait au village, chose normale, pour nous, gens d’aventure), sort en slip et mets un coup de pression au petit c.. .Et la, // Scene de violence censuree // et benji recupere son couteau.
Nous pouvons alors randonner dans le canyon. Assez eblouissant ( la encore les photos sont assez parlantes ).

Apres deux jours de rando dans le canyon il est deja temps de se diriger vers la Syrie. Et oui, deja... Petite pause quand meme pour regarder la finale et de se payer un verre d’eau du robinet pour feter la victoire de l’Espagne.

Et puis en route pour Alep, ou nous sommes.

Rien d’autre a signaler me semble t-il. Ah si, il fait chaud. Et c’est pas parti pour s’arranger.

A bientot, pour des articles qui sentent la sueur et le sable chaud.