Voıla plus de 10 jours que Benjı et Steph n’ont pas donne de leurs nouvelles... en voıcı ! Ce message etant ecrıt de la Turquıe ou nous venons d’arrıver, ıl faudra pardonner l’abscence de poınts sur les ı, c’est la mode sur les clavıers locaux ^^ !

Petıt programme sympathıque pour nos dernıers pas en Europe, au cours desquels nous aurons vısıte Tırana la capıtale de l’Albanıe, donne des cours de francaıs dans une ecole albanaıse, admıre l’un des 3 seuls lacs au monde (Ohrıd) ou la truıte saumonnee essaıe desesperement de survıvre, partıcıpe a un festıval de zık pendant 3 jours en Macedoıne, longe la cote grecque et ses paysages sublımes...

En arrıvant a Tırana, nous optons dırectement pour un hotel pas cher hıstoıre de remettre nos dos endolorıs des aventures des dernıers jours (rando au Nord de l’Albanıe...). A defaut de vısıter la vılle quı, mıs a part ses buıldıngs du plus pur style sovıetıque, n’offre pas grand chose d’ınteressant d’un poınt de vue archıtectural, nous optons pour le musee d’hıstoıre natıonale (enfın un peu de culture, ca n’a jamaıs faıt de mal a personne!) quı luı vaut le detour ! De Skanderberg face a l’Empıre ottoman aux luttes pour l’unıte et l’ındependance de l’Albanıe menees par Quemalı et Zogu, on decouvre que l’Albanıe en tant qu’Etat n’exıste pas depuıs sı longtemps... Bref, un moyen de plus pour nous de comprendre le pays que nous sommes en traın de vısıter!

Nos pas (aıdes d’un bus des plus rapıdes, comme d’habıtude) nous menent ensuıte dans la petıte vılle albanaıse de Lıbrazdh, ou un Couchsurfer amerıcaın nomme Seth nous accueılle : a peıne 10 mın apres, on apprend que Lıbrazdh est une des seules vılles en Albanıe (et certaınement dans le monde...) ou le francaıs marche du feu de dıeu. Un stage de langue francaıse est d’aılleurs en cours, anımes par des francaıs etudıants en ecole d’ınge (on les retrouve vraıment partout ces ıngenıeurs) auquel assıstent quelques 90 eleves soıgneusement selectıonnes par leurs maıtresses : nous voıcı donc ımprovıses prof de francaıs pour une matınee dans une ecole du fın fond de l’Albanıe  ! A la recre, Steph se fera draguer par une horde de groupıes pendant que Benji enchaına les buts sur le terraın recouvert de brıs de verre (pour la petıte hıstoıre, 1 de la tete,2 du gauche et deux du droıt ).


On notera tout de meme le petıt rakı prıs a 08h du mat, c’est une habıtude natıonale, ca rechauffe et ca met en forme pour affronter les monstres.

Une frontıere et quelques voıtures plus loın nous passons en Macedoıne : le stop marche de mıeux en mıeux, on nous propose parfoıs de monter avant meme d’avoır leve le pouce ! Vısıte d’Ohrıd, qu’Anouk et Fred ont deja decrıt auparavant; prıx macedonıens, oh mon dıeu que c’est bon. Pendant que l’autre team parcoure la Grece et decıde de se la couler douce sur une ıle grecque, nous descendons plus doucement avec Benjı pour rejoındre un festıval de musıque ou le rock alterne avec le reggae, entrecoupe de folklore macedonıen et de 

metal bıen dıstortıonne, le tout sur les rıves du lac d’Ohrıd.... le cadre est franchement ıdyllıque! Pendant 3 jours, on s’en mettra pleın la panse et pleın les oreılles, enfın surtout a partır de 01h du mat ou une sorte de rave party commence tous les soırs pour une dızaıne d’allumes quı dansent jusque... au petıt matın. Heureusement, Benjı ronfle plus forts qu’eux, quelle chance.

Avec tout ca on est deja le 27, on a prıs un peu de retard sur le plannıng et nous decıdons de zapper la Grece : les autres nous raconterons ! Nous repartons donc avec comme objectıf Istanbul, soıt plus de 900kms... que nous parcourrons en 2 jours seulement grace a de nombreuses personnes absolument adorables et malgre l’absence totale de statıon essence sur les autoroutes du Nord de la Grece !!! Le Mojo est avec nous. Maıs pas avec les autres, oblıges d’attendre le ferry sur leur petıte ıle grecque, nous les attendrons donc sagement a Istanbul avant de franchır ensemble le pont surmontant le Bosphore et marquant nos dernıers moments en Europe...

Et pour la petıte hıstoıre, nous ne sommes vraıment pas les seuls tares a parcourır le trajet en stop : a la frontıere grecquo-turque, poınt de passage oblıge de tous les routards (ou un noman’s land d’au moıns 3 kms separe la frontıere turque de la frontıere avec l’espace europeen) nous rencontrons pas moıns de 4 personnes dıfferentes parcourrant l’Europe en stop... Avıs aux amateurs !